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Articles ou liens traitant de l'état de victimisation - de l'autonomie de soi - des M.P.N - du bien-être au travail.

           Le stress aux vacances

                                            
Incroyable !  Les Français n'arrivent pas à décrocher du boulot pendant les vacances selon un nouveau sondage. C’est en tous cas ce que semble montrer une étude selon laquelle 45% des salariés français comptent passer des vacances plutôt studieuses.
Toujours selon les mêmes sondages et les divers témoignages recueillis ça et là, les Français font partie des plus stressés au travail et savent s'en plaindre, ils sont pessimistes quant à leur avenir y compris professionnel.
Et quand vient le moment de se retrouver avec femme et enfants, d'évacuer ce stress accumulé, de se détendre, 45% d'entre eux emportent téléphone pro pour rester connecté, dossiers et ordinateur portable.
C'est tout simplement une aberration de l'esprit en complète contradiction avec leur complainte.

Je me pose et leur pose la question: A quoi servent les vacances sinon à ne plus travailler ?
Prennent-ils conscience qu'ils sont responsables de leur propre mal-être et qu'ils l'entretiennent ?
Sérieusement, si la loi accorde des congés payés c'est bien pour permettre aux salariés de déconnecter du travail (qui est souvent subit comme une contrainte). Les vacances permettent de se ressourcer et ne sont qu'une récompense aux efforts fournis pendant l'année mais cette récompense, ils ne se l'accordent pas, pourquoi ?

Plusieurs hypothèses: 1) Ils recherchent l'improbable reconnaissance de leur patron.
2) Ils sont animés par un driver "Fais des efforts " ou " Sois parfait "
3) Ils n'ont aucune confiance en leurs collègues ou remplaçants.
4) Ils ont du retard dans leur travail parce qu'ils ont fait du présentéisme.

1) Ils recherchent l'improbable reconnaissance de leur patron.

L'entreprise a vécue avant sans vous et je peux vous garantir qu'elle vivra aussi sans vous.
Nul n'est irremplaçable en ce monde et surtout pas dans le monde de l'entreprise. Votre patron vous rémunère par rapport au travail que vous fournissez en cours d'année et il vous paie aussi pour vous reposer pendant vos vacances, alors pourquoi ne pas lui obéir quand vous êtes en congés ? Sinon, pour obtenir de lui une reconnaissance. Car vous a t-il demandé expressément de travailler pendant vos vacances ? Non.
Pourquoi alors, aller au devant de demandes non verbalisées ?
Cet excès de zèle est inutile car quand vous rentrerez toujours aussi stressé, fatigué, cela pourrait à juste titre vous être reproché ou plus insidieusement être perçu comme un idiot.
Vacances = Repos.
L'ignorer en travaillant malgré tout, révèle d'une méconnaissance, d'une distorsion de la réalité et d'une omission inconsciente d'une information utile (les vacances) à la résolution d'un problème (évacuer votre stress).
Cherchant cette reconnaissance de l'indispensable collaborateur dont on ne peut se passer (une croyance), dans votre discours intérieur, vous vous pliez à ce que vous croyez être le désir de votre patron et non à l'écoute de vos propres désirs.
- Ah ! Ca me met en colère, je peux même pas profiter de mes vacances, je suis obligé de bosser pour traiter les affaires courantes ou traiter ce dossier en urgence... (qui vous l'a demandé ?)
- En travaillant mes dossiers pendant les congés, mon patron va me féliciter et je pourrais être augmenté ou avoir une promotion... (qui vous l'a assuré ? )
- Si je ne bosse pas pendant mes vacances, on va dire de moi que je ne m'implique pas et je risque d'être sur la liste des prochains licenciements... ( qui vous l'a affirmé ? )

Plus votre attente professionnelle en terme de reconnaissance sera grande et déconnectée du principe de réalité, plus profond sera votre stress de courir après ce que vous croyez être comme une réalité, et plus grande sera votre déception face à l'épreuve de réalité.
De plus, au lieu de résoudre votre problème de stress, vous l'accentuez en l'alimentant.
Le seul responsable, ce n'est pas votre patron ou votre job, c'est vous.

2) Ils sont animés par un driver "Fais des efforts " ou " Sois parfait ".

En réaction à un stimulus transactionnel, la personne va se manifester par un ensemble de comportements, de sentiments, gestes, postures, mots, intonations, et croyances. Cet ensemble est généré par ce que Taibi KAHLER appelle un: driver (Conducteur). Durant un temps qui peut être bref, la personne manifeste ces comportements juste avant de passer dans son scénario et sentiments scénariques.
Qui peut donc décider de travailler pendant ses congés alors qu'il n'y est pas obligé, sinon par lui-même ?

Un type de personnalité:
- Un travaillomane ou un persévérant qui ont besoin de reconnaissance pour leur travail uniquement
" Sois parfait ".
- Un rebelle qui n'ayant pas fini ses dossiers à temps parce qu'il ne finit que rarement ce qu'il commence ou fait du présentéisme quand il n'a pas envie de travailler, décide afin de surprendre sa hiérarchie, de finir sans contrainte ni ordres au moment où lui le décide, de clôturer les affaires devenues vraiment urgentes.
" Fais des efforts ".
Dans les deux cas, ce sont bien eux qui s'imposent à eux-mêmes cette contrainte estivale, répondant ainsi à leurs sentiments scénariques.

Dans les pays scandinaves soucieux du bien-être de leurs collaborateurs, les téléphones portables professionnels, les ordinateurs portables restent au bureau et la boîte e-mail professionnelle du collaborateur reste inaccessible le temps de ses congés.

3) Ils n'ont aucune confiance en leurs collègues ou remplaçants.

Penser qu'il n'y a que vous qui faîtes bien votre travail est une croyance. Si vos collègues sont eux aussi embauchés c'est bien parce qu'ils ont eux aussi des qualités et des valeurs répondant aux besoins de l'entreprise. Si votre collègue a été désigné pour vous remplacer pendant vos congés, c'est bien parce que l'entreprise estime qu'il en a les capacités. Une entreprise, c'est avant tout un groupe d'individus travaillant pour un même but commun. Alors, pourquoi stresser inutilement durant votre absence ?
Penser à tort que les autres ne sont pas OK dans leur travail, que vous seul est compétent, va vous isoler à terme du reste du groupe. Si par malheur, votre collègue commet une faute en votre absence, en quoi seriez-vous tenu comme responsable de cette faute ?

4) Ils ont du retard dans leur travail parce qu'ils ont fait du présentéisme.

Il y a un temps pour tout et si le temps de travail n'a pas été efficacement utilisé pour être à jour avant votre départ, c'est bien vous qui en êtes responsable.
Déjà, j'entends des voix s'élever pour me dire que le surcroît de travail, toujours plus important ne permet pas d'être à jour.
Il est vrai que personne n'a réussi jusqu'à maintenant à mettre 3 litres d'eau dans une bouteille d'un litre, alors pourquoi ne pas l'avoir signalé avant votre départ à votre hiérarchie ?
Je ne connais personne de sensé ni responsable qui ne puisse admettre ce qui n'est pas réalisable, acceptable. Si malheureusement, votre "responsable" ne l'est pas dans le bon sens du terme et de mauvaise foi, cela justifie pleinement que vous ayez besoin de vacances et de déconnecter.
Finir sur la plage, un travail que vous n'auriez jamais pu finir en son temps avec la meilleure volonté du monde, c'est tout simplement lui donner raison de votre inefficacité puisque vous vous sentez responsable de votre retard et que vous admettez que l'irréalisable est possible.

Alors, ne stressez plus et profitez pleinement de vos vacances. Un employeur préfèrera toujours observer la mine réjouie et reposée d'un collaborateur ayant fait le plein d'énergie que le visage déconfit d'un collaborateur fatigué et stressé d'avoir été absent et de n'avoir pas su profiter de ses congés.

Cordialement
Christophe Georgin



 

 

                 Entreprise et les jeux psychologiques


Avant d'explorer les jeux psychologiques les plus joués au sein d'une entreprise, petit rappel sur la définition des jeux psychologiques:
C'est une série de transactions entre 2 ou plusieurs personnes avec un appât, ici l'envie de devenir riche. (c'est un stimulus qui émet au niveau psychologique, une invitation à jouer)
                                          

                                                       Exemple:


Joueur 1: Tu as envie de gagner de l'argent facilement ? ,
              

Un point faible ( c'est la réponse qui montre au niveau psychologique que la                 personne a accepté l'invitation à jouer) exemple:
                                         

Joueur 2: Ah oui ! Si seulement ça pouvait m'arriver, tu as un tuyau ?.

 

Un coup de théâtre: étape du jeu où chacun joue son rôle (persécuteur, victime ou            sauveur) afin de récolter son bénéfice.
                                          

Le joueur 1: C'est facile, il suffit que tu investisses 200 euros dans un concept                    révolutionnaire et innovant et qui va te rapporter 10 fois plus et ce, en 3 mois seulement, ensuite au fur et à mesure que tu vendras le concept à d'autres personnes, tu seras rémunéré de 20% sur leur propre chiffre d'affaires, ainsi sans rien faire tu peux facilement gagner jusqu'à 50 000 euros en 1 An !
                                          

Le joueur 2: Ah oui, quand même mais il faut d'abord que je dépense 200 euros...
                                          

Le joueur 1: Tu veux être un gagnant ou un looser ?
                                          

Le joueur 2: Tu es marrant toi, qui me prouve que ce n'est pas de l'arnaque ton truc ?
                                          

Un moment de confusion: éprouvé par les joueurs après le coup de théâtre. Celui qui repousse la proposition ressent un malaise car il passe pour un perdant, et celui qui a fait la proposition est déçu de ne pas faire affaire avec lui et de passer pour un arnaqueur.

                             Les jeux psychologiques se jouent à plusieurs degrés:


1er degré: Comme l'exemple donné, il ne prête pas à conséquences pour les joueurs et peut être évoqué comme une mésaventure. Dans le milieu de l'entreprise, cela peut être une réflexion désagréable, une réprimande ou un avertissement oral.
                                          

2éme degré: Il prête à conséquence pour celui qui a accepter le jeu et il est             suffisamment grave pour ne pas être évoqué dans une conversation sociale:        avertissement - licenciement - maladie ou dépression.
                                          

3éme degré: Les conséquences sont très graves pour celui qui accepté le jeu ou pour le joueur.
Procès au tribunal - dépression profonde - burn-out - maladie grave - meurtre ou suicide.

Les jeux psychologiques en entreprise impliquent une régression de l'imago au stade adaptatif et une dominante de compétition malsaine entre les salariés et avec leur direction.
Ce comportement peut s'expliquer par des pressions internes ou externes causées par une évolution de la demande de l'environnement de l'entreprise sans que des mesures adéquates aient été prises pour y répondre favorablement. Par exemple, dans une meilleure répartition des tâches des responsables et  celles des décisions ou bien un responsable ou un salarié ayant fait le tour de sa fonction ne sait pas comment se prendre en charge pour gérer sa propre évolution de carrière.


Exemple: Un responsable R.H. qui va cumuler les fonctions et les responsabilités au sein de la même entreprise en accusant les autres, responsables, cadres, d'incompétents, d'insuffisance professionnelle, en leur tendant des "peaux de banane ", en leur confiant des responsabilités non adaptées ou sur lesquelles ils n'ont pas reçus de formation initiale, ou bien en les submergeant par un accroissement volontaire de travail et/ou de stress par      des pressions quotidiennes.
Ainsi, en éliminant les uns et les autres en pointant leur inaptitude ou incompétence, il prend leur place et devient petit à petit N° 4, puis 3, puis 2, puis N°1 de l'entreprise.

Cela au prix d'un bénéfice négatif pour l'entreprise: licenciements - démissions - dépressions - maladies - turn-over important -  nombreux procès prud'homal perdus - tensions quotidiennes dans un climat malsain.

Les jeux sont en partie motivés par le secret espoir d'obtenir plus de travail, de               reconnaissance, de responsabilité, une augmentation de salaire, une promotion et pense que la structure de l'entreprise est suffisamment floue pour en profiter et ses collègues suffisamment stupides pour ne pas y prétendre eux-mêmes. Nous sommes dès lors dans une compétition malsaine entre les membres et qui peut s'avérer préjudiciables pour les protagonistes. La personne joue donc à des jeux psychologiques pour obtenir ce à quoi elle aspire.
 

DIVERS JEUX:

 

 - Refuser systématiquement toute nouvelle méthode, procédure dans l'exécution des tâches. (jeu " Stupide ")

- Critiquer de façon non fondée et systématique tout ce qui vient de la hiérarchie.                                              (jeu "Défauts" )
- Exagérer un handicap personnel comme alibi pour refuser un nouveau travail.                                              (jeu "jambe de bois" )
- Rendre les autres responsables de ce qui lui arrive (jeu " Sans toi" )
                                         

- Refuser de prendre une responsabilité sous prétexte que l'on est tous dans le même bateau, je ne fais rien tant que les autres ne bougent pas.

                                         (jeu " C'est toi qui m'a entraîné là-dedans )
                                        

- Créer une situation entre les autres personnes visant un conflit entre elles, en les
mettant en compétition entre elles par exemple   (jeu " Battez-vous " )
                                        

- Se mêler de vouloir arranger les choses qui ne la concernent pas.

                                         (jeu " j'essaie seulement de vous aider )
                                        

 - Déléguer exagérément en invitant l'autre à faire des erreurs ou en le submergeant de travail pour qu'il commette des erreurs.

                                        (jeu " Maintenant, je te tiens salaud "ou"peaux de bananes" ).

 

-Tous procès au Prud'hommes ou au Civil.
                                       

- Se faire remarquer par des maladresses inhabituelles en vue de provoquer l'attention des autres. ( jeu " Schlemiel )

 

- Se plaindre auprès des autres d'une autre personne sans demander d'explications à la personne concernée ou se lamenter sur son sort.

                                          (jeux " Pauvre de moi " )
                                       

- Laisser entendre que sans les patrons ou responsables de service, tout serait plus facile. .                                         ( jeu " Sans eux " )
                                      

- Ne pas répondre à des brimades, reproches, avertissements ou à un harcèlement, se laisser faire, subir et ensuite porter plainte auprès d'un tribunal ou contester un licenciement abusif.      (jeu " Maintenant, je te tiens salaud ).

                                          Ne pas tomber dans le piège:

La règle d'or face à une invitation à "jouer " est de se positionner en adulte vis-à-vis du joueur.
                                         - Pourquoi me demandez-vous cela ?

                                         - Pourquoi me dites-vous cela ?
                                         - Où voulez-vous en venir ?
                                         - Je ne comprends pas le sens de votre démarche ou de votre                                             demande, vous pouvez me donner plus d'explications ?
                                       

Demandez des explications claires ou des précisions quand la demande est floue.
                                       

Si vous faites face à une réaction émotionnelle, demandez à la personne pourquoi elle se met dans cet état là ? De quoi a-t-elle peur ? Qu'est-ce qui la met en colère ? Qu'est-ce qui la rend si triste ? Qu'est-ce qui la fait rire ?
                                         

Chaque émotion est une expression d'une demande à un besoin et attend une réponse ou une réparation.
Soyez authentique envers l'autre et faites part de vos sentiments, de vos émotions sans exagérer ni en minimisant ce que vous ressentez.

 

Si vous faites face à une demande irréalisable selon vous, dites-le et dites pourquoi. Demandez que l'on vous démontre ou que l'on vous explique comment faire. Si c'est irréalisable, la personne qui vous le demande sera placée face à son incohérence.

 

Vous êtes responsable de vous-même, alors prenez vos responsabilités, faites vos choix en toute conscience et assumez-les. Il n'y a rien de pire que de se dire: "...si j'avais su...j'aurai du... j'aurai pu " car si vous êtes dans un jeu et que vous avez "joué" avec l'autre, le bénéfice final sera de toute manière négatif pour vous.


Alors, autant vous épargner tous désagréments futurs, de mettre fin au jeu, de refuser de "jouer" avec l'autre, prendre les devants et vous réserver des options ou une porte de sortie face à une situation qui ne vous convient pas ou plus.
En étant authentique, franc, direct, honnête envers vous, vous le serez envers les autres et les autres vous respecteront.

 

Cordialement

Christophe Georgin

  Prendre soin de ses collaboratrices et collaborateurs

Je vous avais déjà parlé de cette entreprise Suisse, à la pointe du Management,
qui à l'occasion de la nouvelle année avait envoyé une carte de Voeux à ses

collaboratrices et collaborateurs (voir article du 29 Janvier 2013) plus une invitation à un repas dansant et costumé dans un lieu prestigieux.

 

A l'occasion de chaque Anniversaire, une carte de voeux est remise au collaborateur concerné avec un petit mot manuscrit de la main du Directeur qui le remercie pour sa précieuse et appréciée collaboration ainsi qu' une invitation à un repas offert.

Cette carte circule ensuite dans le service de la personne où elle est signée avec un petit mot amical de ses principaux collègues.

 

Ces petits gestes d'attention et de reconnaissance renforcent  l' ADHESION du
collaborateur, son appartenance à l'entreprise, au groupe. De ce fait, son ENGAGEMENT ne peut être que plus efficace et loyal pour participer activement à la vie, au développement de l'entreprise et contribuer ainsi à la survie du groupe.

 

Chaque occasion est ainsi utilisée pour rappeler au collaborateur à quel point il est utile et précieux.
Et en cette journée internationale de la Femme du 08 Mars, à chaque collaboratrice a été remis une vraie ROSE, d'une couleur différente pour chacune, (sauf la rouge). 

 

Je dis bravo et félicite cette Direction pour ces différentes marques de respect envers ses collaborateurs.

 

Et vous ? C'est pour quand ?

 

Cordialement

Christophe Georgin

                     S' INTEGRER DANS UN GROUPE

 

Commençons par le début de toute histoire:   


Vous venez d'être embauché dans une nouvelle entreprise, vous commencez une nouvelle activité au sein d'une association, d'un club sportif ou votre ami(e) vous présente à un nouveau groupe d'amis.
Vous êtes LE nouveau au sein d'un groupe que vous ne connaissez pas.

Dès lors, deux questions vous préoccupent l'esprit:
1) Comment vais-je être accueilli et vont-ils m'accepter ?
2) Vais-je réussir à m'intégrer dans le groupe ?

Quel que soit le contexte, si vous arrivez dans un nouveau groupe, que vous y êtes présenté c'est bien parce que la personne qui a pris la décision (donc la responsabilité) de vous intégrer, estime que vous avez les capacités, les qualités requises, la personnalité adéquate pour faire partie de ce groupe et participer à ses activités.
La personne qui vous a intégré adopte vis-à-vis de vous une position " Je suis OK - Vous êtes OK ".
Il n'est effectivement pas logique de présenter aux autres une personne que nous n'apprécions pas ou qui n'a pas les qualités requises pour faire partie d'un groupe. 
Alors, pourquoi avoir peur de l'intégration et acceptation de votre présence par le groupe en adoptant une position comme si vous n'étiez pas OK ? 

La timidité, la peur de décevoir, la peur de ne pas y arriver, de ne pas comprendre de suite le fonctionnement du groupe, d'en accepter ses règles, tout ce qui vous freine à cette intégration fait partie intégrante de vous, de vos propres croyances ou injonctions et ne peut être de la responsabilité des autres.
Si vous avez accepté d'intégrer ce groupe, c'est bien parce que vous estimez vous-même que vous êtes capable d'y participer, que vous en acceptez les règles et le fonctionnement, sinon à quoi bon rejoindre un groupe que vous n'apprécieriez pas ou auquel vous ne voudriez pas adhérer ?
Cela démontre bien que si vous éprouvez des difficultés à vous intégrer, que c'est en grande partie à cause de votre perception de vous-même (Je ne suis pas OK - les autres sont OK).
Il est dès lors conseillé de faire un travail sur vous pour retrouver une confiance et estime de soi.
 
Toutefois, il est normal et compréhensible pour un nouveau membre d'avoir un certain temps d'adaptation ( autre méthode, organisation, culture, personnes, mission) et c'est une erreur que de croire le contraire.
Vous ne pouvez pas, même avec la meilleure volonté, avoir autant ou sinon plus d'expérience au sein du groupe que la personne qui en fait déjà partie depuis des années. 
Souvent, les nouveaux n'osent pas, par peur du jugement ou d'être dévalorisés, de demander des explications claires quand ils ne comprennent pas ou d'appeler une aide quand il n'arrive pas à effectuer une tâche.
Ce refus intime de collaborer avec les autres est la meilleure manière de faire les erreurs que nous redoutons si fort. Le temps de cette adaptation, il est normal de se renseigner, de se former, vous allez réapprendre à devenir au fur et à mesure autonome et prendre ainsi votre place au sein du groupe. Il ne sert à rien de vouloir se précipiter tête basse dans le guidon au risque de rater un virage et de vous conduire tout droit à l'échec.

Dans une entreprise, la période d'essai est faite pour vous permettre d'avoir ce temps nécessaire à votre adaptation au sein du groupe pour y être autonome et performant. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, elle est faite pour vous aider et valider votre adhésion au sein du groupe, non pour scruter la moindre erreur de votre part et vous virer à la première occasion, sinon pourquoi vous avoir embauché ou admis au sein du groupe ? Si tel était le cas, vous n'auriez absolument pas à regretter de devoir quitter cette entreprise.
Vous-même, vous pratiquez aussi des périodes d'essai dans votre vie personnelle, avant d'être ami avec une personne ou de vous engager en couple avec une autre, vous avez besoin de temps pour mieux la connaître et lui accorder votre totale confiance. C'est la même chose pour une entreprise et les membres du groupe.
En cas d'échec pour une raison ou une autre, que ce soit vous ou le groupe qui ait pris la décision de ne pas poursuivre, ce n'est pas un drame: Tout le monde peut et à le droit de se tromper. Dites-vous qu'il vaut mieux une séparation en bons termes maintenant  plutôt qu'un mauvais divorce dans quelques années. 

A l'inverse, certains sont boostés par une confiance retrouvée et, pour se donner de l'assurance, s'imposer au groupe, ils abordent une attitude arrogante à l'égard du groupe, du type " Je suis le meilleur, vous allez voir ce dont je suis capable ". En se positionnant ainsi " Je suis OK, vous n'êtes pas OK ", ils ne collaborent pas non plus efficacement avec les autres membres, étant dans une attitude individualiste visant à dévaloriser les autres. Ils vont à terme s'attirer les foudres des autres et être rejetés au sein du groupe car ils auront brisé la cohésion d'équipe.

S'intégrer dans un groupe, c'est avant tout accepter les autres et se faire accepter tout en adoptant les règles, l'organisation et la culture du groupe. C'est être dans une position " Je suis OK, vous êtes OK ". Le groupe a vécu avant vous et sans vous, c'est donc à vous de faire l'effort de vous intégrer et aux autres de vous accepter.  

Malgré votre attitude positive et constructive avec les autres, vous vous apercevez que le courant ne passe pas avec certains et qu'ils ont des difficultés à vous intégrer.
Cela peut répondre à des peurs imaginaires puisqu'ils ne vous connaissent pas. La plus répandue, c'est la peur que vous preniez sa place au sein du groupe. Rassurez-le en lui demandant franchement ce qui ne va pas à votre égard, de quoi a t-il peur ? Une autre peur plus infantile est celle que vous soyez le nouveau sous-marin, l'oeil de Moscou, le chouchou du leader puisque nouvel arrivant. Là encore, c'est de par votre attitude et votre franchise que vous les rassurerez.

Dés votre entrée au sein d'un groupe, d'autres personnes viennent à vous spontanément en "sauveur" pour vous mettre en garde vis-à-vis d'un tel et de tel autre et ainsi vous protéger... " Méfie-toi de x, parce qu'il ou elle...", " Tu sais, il ou elle a dit que..." , " Tu sais, il ou elle a fait...". Ne prêtez aucun crédit à ces dires, vous êtes assez grand(e) pour faire votre observation et opinion vous-même. Faites-le savoir gentiment et avec tact à la personne qui vous invite dans ce jeu psychologique qui s'appelle: " Battez-vous ". Il est le jeu le plus pratiqué au sein des entreprises où les rivalités sont nombreuses dues à un esprit de compétition malsaine ou un manque de cohésion du groupe.
D'autres vont être aux petits soins avec vous mais avec insistance et démesure, c'est-à-dire qu'ils vont vous chaperonner et vous aider en toutes circonstances sans que vous sollicitiez leur aide. Ce que vous prenez comme une aide amicale va vous desservir par la suite. En vous pouponnant ainsi, il ou elle vous hôte de votre propre responsabilité et autonomie au sein du groupe, vous enlève la possibilité de prendre votre place. Il convient alors de rééquilibrer la relation en les remerciant pour leur serviabilité et que vous pouvez aussi le faire seul comme il ou elle a su le faire en son temps.

Une bonne intégration au sein d'un groupe se fait avec:
- Une présentation de l'entreprise ou du groupe (livret, fascicule ou simple entretien) expliquant l'organisation, la culture, l'objectif commun du groupe.
- Une présentation du nouvel arrivant par le leader aux autres membres du groupe.
- Le choix de membres volontaires du groupe, de type "parrain" et qui vont à tour de rôle, former le nouveau aux différentes méthodes du groupe.
- D'un débriefing régulier avec le leader, le temps de la formation et de l'adaptation pour recueillir les sentiments d'intégration du nouvel arrivant au sein du groupe, ses réussites, ses progrès et ses difficultés.
- La réussite de l'intégration du nouveau renforcera le groupe et contribuera à la réalisation de son objectif.
 
Ces notions sont élémentaires, simples à mettre en application et pourtant peu appliquées.

Bonne intégration à vous...

Cordialement
Christophe Georgin                

 

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